Sous un soleil de plomb, à l'ombre des arbres, là où l'homme n'a pas encore laisser sa trace. Sur un chemin rocailleux où l'on manque à chaque pas de glisser, là où la terre se dérobe. Nous grimpons. Nous grimpons, puis d'un coup d'un seul, le sentier n'existe plus. Nous grimpons encore malgré tout. Les oiseaux semblent rire de nos peines. Les insectes s'en donnent à coeur joie. La flore se fait maligne et écorche gentiment nos mollets brûlés. Nos respirations se font plus courtes. Quelques mètres encore. Puis nous nous arrêterons au détour du chemin. Les paroles vont bon train. Adèle chante. Les autres rient. Soudain S I L E N C E. Chacun se tait. Le souffle court. Regarde les merveilles qui s'étalent devant nos yeux. C'est comme un arrêt dans le temps. Les oiseaux autour de nous se taisent, les insectes restent en suspend. Chaque être vivant présent est en suspend. L'espace d'une seconde, puis deux, ou trois. Enfin le temps reprend sa route. Nos voix se remettent en marche et nos pas redeviennent mesurés. Il est l'heure de redescendre la falaise. La route reste dangereuse. Adèle chante à nouveau. Je ris. Comme toujours.
Manque de vous aussi.Malgré cela.